19/01/2005

Torture mentale

Il n'est de pire question que le stérile pourquoi, qui nous donne l'illusion de penser, alors que nous n'aurons jamais toute la réponse ... Tant de choses nous échappent.
La vie n'a pas de cause, elle est.
C'est une des raisons pour lesquelles je préfère les comment aux pourquoi ...entre autres.

14:23 Écrit par Nosferatu | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Commentaires

Ben voilà, alors Je te laisse un petit 'comment'

Et ne me demande pas pour quoi ;)

Écrit par : Marco | 19/01/2005

transmissions de pensée! j'avais écris ceci, au début de la création de mon blog

Pour Soi ?

Je ne crois pas au pouvoir du Pourquoi. En son fondement. Le Pourquoi est insideux, fainéant. Il attend que l'action se fasse, qu'on lui explique comment faire. Le Pourquoi ne se rend pas compte que quelquefois, il n'y aura jamais de Parceque.
Les Pourquoi en Amour font souvent mal. Les Pourquois en Amour sont redoutés à juste titre. Nous sommes et resteront confrontés à nos propres incapacités. Incapacité à Aimer ? Non, incapacité à l'Aimer comme il/elle le désire. Vient alors les Pourquoi de la rupture, les Pourquoi de l'indécision, les Pourquoi des Pourquoi. Alors que si on avait, au début, demandé Comment, tout cela ne ce serait pas passé.
Je ne crois pas décidément pas au pouvoir du Pourquoi, en amour, juste aux immenses possibilités du Comment.

Écrit par : NOla | 19/01/2005

Halalaaaa... Je suis donc le seul ici à me dire parfois "pourquoi ???". Mais bon, je l'assume... je me demande pourquoi, à quoi on sert, si on a un but... je suis d'ailleurs un grand admirateur de Bernard Werber.

Écrit par : Marco | 19/01/2005

Pour moi c'est le Zen La vie m'a conduite de plus en plus à une philosophie des choses jusqu'à ce qu'un ami très cher me fasse découvrir qu'il s'agissait d'une des lignes de pensée du zen.
Il y a cinq ans on m'a diagnostiqué une dépression très grave. Tout mon système de défense mental s'est effondré.
J'ai du apprendre à regarder les choses en face, à les affronter.
Ensuite, à ne plus les juger. A rayer les notions de bien ou de mal, me dire; c'est comme ça un point c'est tout. Me demander pourquoi j'avais vécu tel ou tel événement n'avait pas sens. D'autant que les comportements des uns et des autres sont eux même influencés par des raisons lointaines et parce qu'on ne maîtrise pas toujours les circonstances.
Un maître zen a dit qu'à force de ressasser son passé et projeter son avenir, on arrive à la fin de sa vie en se demandant si on a vécu.
La question la plus fertile d'une vie n'est pas de se demander pourquoi on est là, mais ce que nous allons faire du temps qui nous est imparti.

Écrit par : Nosferatu | 19/01/2005

... 8-|

Autrement dit, faut constamment se dire qu'on est trop zen pour mourir... Enfin, chacun trouve sa force à l'endroit qui lui convient le mieux. C'est vrai qu'il le faut pas constamment regarder en arrière, sinon on se prend le poteau et que si on regarde trop loin, on risque de glisser sur la banane qui tombe sans crier gare :) mais si l'on pense comme ça, on vit pour vivre. Point. Le Zen est-il compatible avec un but ?

Écrit par : Marco | 19/01/2005

Rien n'est incompatible avec rien tout est complémentaire ou plutôt, tout est une expression différente de la même. Dans le bouddhisme, on dit que chaque chose est à la fois une et deux, unique et dépendante du reste. Rien de plus moche que d'avoir un choix à faire : prenons les tous, nous éviterons et la banane et le poteau :p

Écrit par : Nosferatu | 19/01/2005

Pourquoi "Pourquoi" ne cherche pas un but, mais une causalité. La causalité permet de comprendre, de s'appuyer sur de nouveaux repères et ainsi assuré, ainsi rassuré, d'avancer.
"Pour quoi" est une quète du but, tourné vers le futur qui permet de définir des cadres d'actions. Et en cela il se rapproche du "comment".
Mais ce qui est important à savoir, est que ce n'est pas la réponse qui demeure primordiale, c'est la quète. Et que la réponse demeure personnel et propre à chacun.

Bises,

Thomas.

Écrit par : Thomas | 20/01/2005

c'est justement là le leurre Thomas C'est de penser que l'on va comprendre et qu'on sera rassuré ... Parce qu'il est impossible d'avoir toutes les clés en main pour comprendre, parce qu'un tas de choses nous échappent. Ne trouvant pas de réponse suffisante, nous prolongeons l'angoisse, nous nous anéantissons dans des questionnements sans fin. Peu à peu, j'ai fini par l'admettre, l'accepter et, curieusement, j'y ai trouvé une sorte d'appaisement : accepter de ne pas savoir ... pour libérer pour esprit à d'autres horizons, pour enfin être là. Peu importe pourquoi j'y suis, je ne le saurai jamais. Que fais-je faire maintenant que je suis là :)
Je t'adore Thomas :)

Écrit par : Nosferatu | 20/01/2005

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