16/01/2005

Il est des heures

Il est de ces heures tristes et froides où l'on voudrait être dans un ailleurs, quelque par où les amis ne vous trahissent pas, où ceux en qui vous aviez déposé votre amour comme un cadeau ne les piétinent pas pour quelques secondes d'impertinence.
Il est de ces heures où la tendresse est galvaudée par l'impatience, où, par facilité ou par lâcheté peut-être, on vous livre en pâture à des êtres sans âme, à des relations d'à peu près parce qu'on n'a pas le goût de la priorité, parce qu'on ne veut pas reconnaître où se trouve l'essentiel, où ceux en qui vous placez votre affection vous écrasent sous la lutte inégale des secondes éphémères de l'inutile, du futile ou de l'absolue stérilité de relations sans lendemain.
Dans ces heures là, vous voudriez être nulle part, n'importe où, ou en tout cas pas où vous ètes, parce que ceux que vous pensiez vous respecter, acceptent à leur profit de vous laissez subir les humiliations, les injures et les blasphèmes.
Ceux-là sont propres sur eux; ils ont l'air de ne pas en avoir l'air, l'irréprochable blancheur inhumaine et improbable qui en leurre tant mais surtout pas moi.
N'empêche que j'ai mal ! J'ai mal d'avoir cru, j'ai mal d'avoir oublié qu'on ne peut pas oublier, qu'on ne peut pas laisser tomber la vigilance des instants, parce que tous ne sont pas moi ... trop confiante et trop directe pour me faire l'affront à moi même, de tricher avec les autres...

05:45 Écrit par Nosferatu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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